L’alcoolisme est une maladie redoutable. Ceux qui en souffrent le savent. Leurs proches aussi. La maladie est si redoutable qu’elle a légitimement inspiré au législateur une politique de prévention et d’interdiction aux multiples facettes, la Loi EVIN étant la partie la plus célèbre de cette politique.
La politique de modération est admise et comprise par les tous les professionnels qui produisent ou vendent de l’alcool. Mais on craint tous (que l’on soit producteurs d’alcools, consommateurs, médecins, législateurs…) le dérapage. Un dérapage si grave qu’il est impossible de s’en sortir sans (au mieux) devenir abstinent. Or depuis quelques années, une substance chimique (déjà utilisée en médecine sportive ou rhumatismale) semble avoir le pouvoir de guérir les alcooliques de leur addiction, en leur permettant de reprendre le contrôle sur leur consommation d’alcool.
5 ans après la découverte des propriétés du baclofène pour guérir de l’alcoolisme, un colloque de médecine (tenu le 26juin 2010 à l’hôpital de Villejuif) a confirmé l’efficacité de ce médicament . Les résultats obtenus sur 100 malades au bout de 4 mois de traitement sont éloquents :
- 50 à 60 % de succès complet (indifférence à l’alcool et non-consommation sans effort).
- 30 à 35 % de succès relatif, c'est-à-dire diminution de consommation de plus de moitié.
- 10 à 20 % d’échecs ( mais 10 à 20% c’est le taux de réussite atteint avec les cures traditionnelles de désintoxication !)
Tout est parti des observations du Professeur Olivier Ameisen, mèdecin cardiologue qui pour se sortir de son propre dérapage s’est guérit en utilisant le bacoflène. Le livre de O Ameisen "Le dernier verre" édité chez DENOEL a été un un succès de librairie. Rapidement les universités de médecine américaine ont intégré cette découverte dans leurs cours. En France l’utilisation du baclofène (ou Liorésal) est encore expérimentale. Les résultats ci-dessus, mais aussi les témoignages positifs sur les blogs pourraient généraliser l'utilisation de ce médicament. Olivier AMEISEN a fait une grande découverte médicale, mais il y a quelques résistances à lever... Par exemples : Baclofene ou Lioresal sont des remèdes génériques et n'intéressent peut être plus les laboratoires pharmaceutiques ! La diminution du nombre de patients alcooliques ruineraient les médecins alcoologues et mais enrichirait la Sécurité Sociale ! Alors...